Migrants : Les tests osseux posent question

De plus en plus de tests osseux sont pratiqués sur les jeunes migrants pour évaluer leur âge et priver ceux qui sont majeurs de la protection accordée aux mineurs. Les associations dénoncent le manque de fiabilité des tests.

La question de la majorité est cruciale pour les jeunes migrants : leur statut en France en dépend. De fait, le nombre de migrants qui se déclarent mineurs a plus que triplé en trois ans : ils étaient plus de 17 000 l’année dernière. Pour savoir s’ils ont bien moins de 18 ans, les magistrats ont souvent recours à la technique de l’âge osseux, une radio du poignet. C’est ce qu’a subi Souleymane, qui dit avoir 16 ans. « Ils ont dit en ma présence que ce que je disais n’était pas vrai, explique-t-il. Ils ont dit qu’ils allaient faire le test osseux pour connaître mon âge. »

Décision le 21 mars

Mais cette méthode est jugée peu fiable par les scientifiques. Si elle permet d’avoir une estimation de l’âge, elle comporterait une marge d’erreur comprise en deux et quatre ans. La généralisation de la pratique fait donc polémique. « De plus en plus de juges demandent les tests osseux alors que les jeunes ont des documents d’identité et qu’on n’a pas encore statué sur la véracité ou non de ces documents », souligne aussi Caroline Douay, coordinatrice de projets MSF-Paris-Île-de-France. Le Conseil constitutionnel, qui statue actuellement sur la légalité du test osseux, doit rendre sa décision le 21 mars.







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